AVERTISSEMENT AUX LECTRICES ET
AUX LECTEURS Les images publiées dans cet éditorial sont des montages artistiques
conçus par Afrique Aujourd’hui. Elles ne constituent ni des photographies
réelles ni un reportage documentaire sur l’arrivée du Chef de l’État à Conakry.
Leur fonction est exclusivement symbolique et culturelle.
Afrique Aujourd’hui souhaite la bienvenue à
Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de
l’État et père de la Nation, de retour au bercail après son séjour à New York à
l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Notre
rédaction salue la portée panafricaine de son intervention, qui a présenté
l’Afrique avec dignité, confiance et clarté dans le concert des nations.
Image 1 Une évocation
artistique du rite d’accueil par l’eau
Montage symbolique réalisé par Afrique Aujourd’hui
Dans cette première composition, l’eau vient du canari et est versée dans une calebasse avant d’être offerte à l’hôte. Dans de nombreuses traditions africaines, ce geste exprime l’hospitalité, l’apaisement et la reconnaissance de celui qui arrive. Offrir l’eau, c’est souhaiter que le voyageur entre en paix, demeure en bonne santé et connaisse la prospérité.
AFRIQUE AUJOURD’HUI
Hebdomadaire
panafricain d’analyse de gouvernance et de perspectives
L’EAU D’ABORD LA KOLA ENSUITE
L’eau est le premier langage de l’accueil
parce qu’elle répond à un besoin immédiat et universel. Une fois l’hôte
installé, la noix de kola peut prolonger cette bienvenue. Selon les communautés
et les circonstances, elle accompagne la parole donnée, le respect mutuel, la
confiance, la bénédiction et le désir de bâtir une relation durable. Elle n’a
pas partout une signification identique, mais elle demeure largement associée à
la convivialité, au dialogue et au lien social.
Ce rituel rappelle une vérité simple : en
Afrique, accueillir n’est pas seulement ouvrir une porte. C’est reconnaître la
présence de l’autre, lui accorder une place et lui signifier qu’il peut entrer
sans crainte dans la maison commune.
Image 2 Les majorettes
figurent la joie populaire, la jeunesse et la continuité des générations
Les majorettes donnent à la scène son
mouvement et sa lumière. Elles ne prétendent pas reproduire le cérémonial
officiel : elles représentent la jeunesse guinéenne, son énergie et son
espérance. Leur présence rappelle que toute action publique n’acquiert sa
pleine valeur que lorsqu’elle prépare un avenir digne aux nouvelles
générations.
À travers cette image, Afrique Aujourd’hui
associe le retour du Chef de l’État à une idée de rassemblement. La bienvenue
n’est pas seulement protocolaire ; elle devient un moment de communion entre la
République, sa culture et sa jeunesse.
AFRIQUE AUJOURD’HUI
Hebdomadaire
panafricain d’analyse de gouvernance et de perspectives
UNE ARMÉE
TRADITIONNELLE COMME MÉMOIRE NON COMME
RECONSTITUTION
Les gardes représentés dans ces montages
constituent une évocation librement inspirée des armées et des cours africaines
précoloniales, notamment ouest-africaines. Il ne s’agit pas d’affirmer que ces
uniformes reproduisent exactement ceux d’une année, d’un royaume ou d’un corps
militaire déterminé. Le choix est artistique : rappeler qu’avant la
colonisation, les sociétés africaines possédaient leurs institutions, leurs
autorités, leurs systèmes de défense et leurs formes propres de représentation
du pouvoir.
Image 3 Le Chef de l’État
sous le pavillon national La garde
traditionnelle évoque la continuité historique de l’autorité africaine
Cette troisième scène place le Président
sous les couleurs nationales, la main sur le cœur. Autour de lui, la garde
traditionnelle ne remplace pas l’armée guinéenne contemporaine, professionnelle
et moderne. Elle fait surgir une mémoire plus ancienne : celle d’une Afrique
organisée, souveraine et capable d’assurer sa protection bien avant l’ordre
colonial.
Rappeler cette profondeur historique ne
signifie pas idéaliser le passé. Cela signifie refuser l’idée que l’Afrique
aurait commencé avec la colonisation. Nos peuples avaient déjà leurs structures
politiques, leurs codes d’honneur, leurs diplomaties, leurs armées et leurs
rites. La modernité africaine gagne en force lorsqu’elle connaît les racines
sur lesquelles elle s’élève.
AFRIQUE AUJOURD’HUI
Hebdomadaire
panafricain d’analyse de gouvernance et de perspectives
ENTRE MÉMOIRE ET
MODERNITÉ LE CORTÈGE DE LA RÉPUBLIQUE
La dernière composition conserve le
véhicule de commandement, les motos et la formation du cortège moderne, tout en
donnant aux personnels d’escorte une apparence traditionnelle. Ce rapprochement
volontaire ne décrit aucune scène réelle. Il met en dialogue deux temporalités
: la puissance publique d’aujourd’hui et la mémoire culturelle dont elle
hérite.
Image 4 Le cortège moderne et
la garde traditionnelle Une rencontre
symbolique entre l’État contemporain et l’héritage africain
Afrique Aujourd’hui a choisi de créer ses
propres montages plutôt que de reprendre des photographies officielles ou
privées de l’arrivée présidentielle. Notre rédaction n’était pas présente à
l’aéroport et ne souhaitait ni laisser croire le contraire ni utiliser sans
autorisation le travail de photographes présents sur les lieux. Cette démarche
relève à la fois de la transparence éditoriale, du respect du droit d’auteur et
de notre volonté de proposer une création originale.
Au terme de son séjour new-yorkais, nous
saluons le retour du Président de la République et le remercions d’avoir porté,
devant les Nations Unies, une parole qui a replacé les aspirations africaines
au centre de l’attention internationale. Cette appréciation est celle de notre
rédaction, librement exprimée dans le cadre de sa ligne éditoriale.
Bienvenue au bercail, Monsieur le
Président. Puisse ce retour ouvrir un temps de travail, d’écoute et de
rassemblement au service de la Guinée. Et puisse notre pays continuer d’avancer
sans opposer la tradition à la modernité : l’une nous rappelle d’où nous venons
; l’autre nous oblige à décider lucidement où nous voulons aller.
Amine Michel
Fondateur et Directeur de publication
Afrique Aujourd’hui
COMMENTAIRES (0)